SANDOKAI

 

Chikudo dai sen no shin, zai mitsu ni ai fusu, nin kon ni ridon ari, ni nam boku no so nashi, reigen myô ni ketta ri, shiwa an ni ruchû su, ji o shû suru mo moto kore mayoi, rini ka mo mata satori ni arazu, ●

mon mon issai no kyô, ego to fuego to, eshite sara ni aiwataru, shikara zareba kurai ni yotte su, shiki moto shitsu o kotonishi, shô moto rakku o koto nisu, an wa chû no koto ni kanai, mei wa sei daku no ku o wakatsu, shidai no shô onozukara fukusu, kono sono haha o uru ga gotoshi, hi wa nesshi, kazewa , mizu wa uru oi chi wa kengo, manako wa iro, mimi wa on , hana wa ka, shita wa kanso, shika mo ichi ichi no ni oite, neni yotte habunpu su, honmatsu subekaraku shûni kisu beshi, sompi sono go o mochiyu, e mei chû ni atatte an ari, an o motte ô koto nakare, an shû ni atatte mei ari, mei o motte miru koto nakare, mei an ono ono ai tai shite, hisuru ni zen go no ay u mi no gotoshi, ●

ban motsu onozukara ari, masani to sho to o yubeshi, jison sureba kan gai gasshi, ri ô zureba sem pô sa, ●

koto o ukete wa subekaraku shû o esubeshi, mizukara kiku o rissuru koto nakare, soku moku o esezumba, ashi o hakobumo izukunzo michi o shiran, ayumi o susumu reba gon non ni arazu, ma te senga no ko o hedatsu,▲

shin de sangen no hito ni su, ▲

in muna shiku wataru koto nakare.

 

OI se décompose O-I         UE se décompose U-E

EI se décompose E-I            AI se décompose A-I  (exemple : MAYO-I)

  • = coup de cloche ▲ =coup de cloche amorti

 

Traduction :

L’unité de l’un et du multiple

L’esprit du grand sage de l’Inde

s’est transmis fidèlement d’ouest en est.

Les gens établissent des différences entre le subtil et le grossier, mais dans la vraie Voie, il n’y a pas de patriarche du nord ou du sud.

La vraie sourc’est clair’et pure.

Les effluents coulent dans l’obscurité.

Se cramponner aux choses est illusion.

Reconnaître la vérité n’est pas toujours illumination.

Les cinq portes des sens et les cinq objets des sens sont à la fois interdépendants et totalement indépendants ; liés à jamais entr’eux, chacun reste pourtant sur sa position.

Les choses ont des natures et des formes différentes.

Les saveurs, les sons et les sentiments sont tantôt bons tantôt mauvais.

Dans l’obscurité, le supérieur et l’inférieur ne se distinguent pas ;

dans la lumière, la dualité du pur et de l’impur apparaît.

Les quatr’ éléments retournent à leur nature comme l’enfant à sa mère.

Le feu chauffe, le vent souffle,

l’eau mouille, la terre est solide.

Pour l’œil il y a la couleur et la forme, pour l’oreille le son, pour le nez, l’odeur et pour la langue le goût.

Tous les êtres sortent de la racine

comme les branches et les feuilles sortent du tronc.

Mais la racine comme les extrémités doivent revenir à leur natur’ originelle.

Les mots que nous utilisons diffèrent — bon et mauvais, respectueux et méchants —, mais à travers eux nous devons comprendre l’êtr’ absolu ou la source de l’enseignement.

Dans la lumièr’exist’en fait l’obscurité totale,  mais n’allez pas vers autrui avec seulement l’obscurité.

Dans l’obscurité existe la lumière, mais vous ne devez pas voir les autres avec seulement l’œil de la lumière.

La relation entre la lumièr’et l’obscurité est comme celle du pied avant et du pied arrière dans la marche.

Tous les êtres ont leur propre mérite.

Vous devez savoir comment appliquer cette vérité.

Les phénomènes et la vacuité sont comme le récipient et le couvercl’ emboîtés, comme la rencontre de deux pointes de flèche.

Lorsque vous écoutez les mots, vous devez, comprendre la source de l’enseignement.

Ne créez pas vos propres règles.

Si dans la vie quotidienne vous ne pratiquez pas comme vous marchez, comment pourrez-vous connaître la Voie ?

Le but n’est ni loin ni près.

Si vous vous attachez à l’idée de bien ou de mal, vous serez séparé de la Voie par de hautes montagnes ou de larges rivières.

Chercheurs de la vérité,

ne passez pas votre temps en vain.